C’est toute ma jeunesse, j’y fus (dont la marche, je n’ai aucune photo !), et j’étais au PSU et pas loin des Cahiers de Mai qui en tenait le journal presque quotidien. Je n’ai pas encore vu ce téléfilm j’espère juste ne pas être déçue. Je vous propose le synopsis de télérama :
En 1973, l’usine horlogère Lip de Besançon, la première entreprise d’horlogerie française, connaît des heures difficiles : le directeur, monsieur Saint-Esprit, a démissionné et les caisses sont vides. Seul un reprenneur suisse semble s’intéresser à l’entreprise et menace de licencier des centaines de personnes parmi les 1300 salariés. La grève est votée. La direction suspend le paiement des salaires. Face à cette mesure, les grévistes décident de travailler tous ensemble, sans patron, pour vendre eux-mêmes les montres. Pour Tulipe, 20 ans, jeune ouvrière appartenant à la famille Lip et ses collègues, une aventure incroyable démarre…
les commentaires ne sont pas mal non plus, et tout à fait d’actualité. Le premier est dans la désillusion (p’t votant Le Pen).
Le combat des LIP, le réve du grand soir c’est finit a pole emploi. Moi j’ai pas la nostalgie pour l’échec et du syndicalisme stérile. Moi je trouve c’est surtout révélateur de 40 ans de syndicalisme sterile face a la mondialisation néo libérale. 40 ans de declin syndical a cause de l’entrisme de l’extrême gauche. Les syndicats ont quasiment soutenu tous les traites neo liberaux. Nicoles Notat est présidente du Cercle qui rassemble les dirigeants économique, médiatique et politique. Je parle meme pas du mondialisme béo de toute l’extrême gauche. Ca veut une internationale c’est pas capable de prendre le pouvoir en France. L’extreme gauche défend un des trois du pilliers neo libéralisme : la licre circulation des Hommes. Oui continuez a rever au grand soir. C’est facile quand on est pas expose sois meme au desastre du mondialisme. Moi y’a longtemps que j’ai rendu ma carte syndicale. Les LIP c’est les nostalgie d’un combat qui de toute façon au finit au pole emploi… because les esclaves chinois peuvent venir inonder le marché européen avec la bénédiction des technocrates de bruxelles que l’on paye grasement… Et Demain vous allez revoter pour la continuité du bipartisme au service du néo libéralisme car vous n’avez pas le choix : PS ou UMP. Les valets des marchés financiers. Le changement c’est maintenant, la france forte, plus c’est énorme plus vous gobez.
Les autres ont plus le moral
je regarderai volontiers ce téléfilm. J’avais vu ce très bon documentaire sur la lutte des LIP : « l’imagination au pouvoir » de Christian Rouaud. Je conseille aux téléspectateurs de voir aussi ce documentaire , qui collecte les avis et expériences des participants à cette formidable expérience autogestionnaire.
oui mais ceci n’aura rien à voir avec le docu 🙁 docu fiction , science friction ? perso je serai sur mes gardes espérant les cinq étoiles que je mets à l’avance juste pour les vraies LIP d’alors !
Et pour ceux qui n’ont pas la télé (ça existe !) vous pouvez tout revoir sur pluzz.fr. Voici l’article qu’en fait la rédaction de Télérama, c’est un entretien avec Piaget toujours vivant (oui on croit toujours que ces gens-là sont morts quand on n’entend plus parler d’eux)
“L’Eté des Lip” vu par Charles Piaget, vétéran de la lutte
Entretien | Charles Piaget, leader de la grande grève des Lip, en 1973, a regardé le téléfilm tiré de leur histoire diffusé ce samedi 5 mai sur France 3. Son sentiment est mitigé.
A la veille du second tour de la présidentielle, France 3 ressuscite les Lip dans une fiction très romancée qui raconte la grande grève de l’été 197
3, point culminant d’un conflit social qui restera comme le plus marquant de l’après-68. L’occasion était trop belle d’appeler Charles Piaget, la figure emblématique de la lutte dans l’usine horlogère de Besançon, pour recueillir ses impressions sur le film. A bientôt 84 ans, l’homme n’a rien abdiqué de ses convictions et pas encore rangé ses habits de militant au rayon des souvenirs. Il milite toujours à AC ! (Agir ensemble contre le chômage) et à l’Apic (Appel pour l’insurrection des consciences), un mouvement initié par le philosophe Pierre Rabhi, qui vise à « restaurer l’équité sociale et préserver la vie sur terre ». Paroles d’un humaniste qui n’a jamais renoncé à se battre.
Comment avez-vous réagi quand vous avez appris qu’on allait tourner une fiction sur Lip ?
J’ai pris l’habitude de voir les gens (chercheurs, inspecteurs du travail, syndicalistes…) venir à la rencontre des anciens Lip et s’intéresser à leur histoire. On en a déjà fait une pièce de théâtre et des documentaires, cette fiction arrive un peu comme une suite.
Comment avez-vous trouvé le film ?
Honnêtement, j’ai été un peu déçu. Le film est très romancé. Il retrace le conflit dans ses grandes lignes sans déformer la réalité mais reste superficiel. Il n’y a pas beaucoup de militantisme là-dedans. A aucun moment le téléspectateur ne vit le conflit de l’intérieur et ne peut comprendre ce qu’a été la lutte collective et syndicale des Lip. L’histoire d’amour entre Tulipe [une des ouvrières Lip, l’héroïne du film, NDLR] et un cameraman ne me semblait par ailleurs pas nécessaire. Mais peut-être faut-il ce genre d’artifice pour un film qui passe à la télévision… Cela dit, je suis sans doute trop rigoriste et pas le meilleur juge pour donner mon opinion sur une fiction consacrée à Lip. Si j’avais dû tourner un film avec Roland Vittot et Raymond Burgy [deux autres responsables du mouvement, NDLR], je suis sûr qu’en dehors de quelques militants chevronnés personne ne serait allé le voir. Ce serait trop chiant.
Le film est diffusé la veille du second tour de l’élection présidentielle. Y voyez-vous une intention particulière ?
Ça m’a interpellé. Je me suis demandé quelles étaient les motivations de France 3 : faire peur aux gens ou, au contraire, les encourager au changement ? J’imagine que tout dépend de la personnalité du téléspectateur.