J’entendis cette chanson pour la première fois vers 1964… il me semble à une fête du Parti Communiste… je ne connaissais pas du tout Jean Ferrat… sans doute que si par une chanson très différente sur un suicide dans l’eau (j’ai oublié le nom) suite à un chagrin d’amour…en tout cas je ne savais pas encore qu’il était un chanteur engagé (à venir la Commune)[dewplayer:http://www.penseelibre.fr/wp-content/uploads/2009/10/Potemkine.mp3]Si vous ne pouvez pas l’écouter au moins en voici les paroles :
M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un mondeQui chante au fond de moi au bruit de l’océanM’en voudrez-vous beaucoup si la révolte grondeDans ce nom que je dis au vent des quatre ventsMa mémoire chante en sourdinePotemkineIls étaient des marins durs à la disciplineIls étaient des marins, ils étaient des guerriersEt le cœur d’un marin au grand vent se burineIls étaient des marins sur un grand cuirasséSur les flots je t’imaginePotemkineM’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un mondeOù celui qui a faim va être fusilléLe crime se prépare et la mer est profondeQue face aux révoltés montent les fusiliersC’est mon frère qu’on assassinePotemkineMon frère, mon ami, mon fils, mon camaradeTu ne tireras pas sur qui souffre et se plaintMon frère, mon ami, je te fais notre alcadeMarin ne tire pas sur un autre marinIls tournèrent leurs carabinesPotemkineM’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un mondeOù l’on punit ainsi qui veut donner la mortM’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un mondeOù l’on n’est pas toujours du côté du plus fortCe soir j’aime la marinePotemkine