Voilà les arguments de Onfray contre Freud. Comme je n’achèterai jamais son livre j’écoute ce qui en est dit, le mieux étant de l’entendre lui-même. En effet il est traité de tous les noms. Lui même traitant Freud de la même manière qu’il ne s’en étonne pas.Je crains fort que son effort déployé ne se retourne plus contre les malades que contre quelques analystes avident de fric (et ces temps-ci avec les banques et les traders on voit des avides qui ont des effets plus dévastateurs……).Il existe des structures sur le territoire français (hôpitaux de jour, consultations dans des centres divers publics ou associatifs) qui s’appuient sur le freudisme. Il existe aussi des analystes qui ne demandent pas des sommes énormes, mais savent adapter le coût de leur consultation aux moyens de leurs patients, non choisis en fonction de leur revenu.Tous les patients-consultants, plus ou moins atteints pas la souffrance mentale (déjà tabou), qui ont suivi une analyse, qui sont en cours, ou qui l’envisagent risquent fort d’être atteints gravement et définitivement. Ils souffrent depuis longtemps et pour toujours s’ils ne font rien… ce n’est sans doute qu’un détail pour Onfray.Il me semble que Onfray ne fait aucun cas de la réalité humaine.Il demande aux sciences humaines une exactitude. En demande-t-il autant aux sciences dites dures (maths, physique, chimie) qui évoluent chaque jour dans leurs points d’affirmations ? (découverte de planètes, de galaxie, incertitudes sur les climats passés et à venir, incertitude sur les éoliennes, mobiles, leurs évolutions sont quotidiennes).Pour d’autres sciences humaines telles l’histoire, l’ethnologie, la sociologie l’évolution est permanente aussi, les découvertes constantes, les raisonnements avec des controverses comme pour les sciences dures.Il fixe le freudisme dans une seule personne : Freud, en ça il se trompe, il ne sait ce dont il parle. Il compte pour inexistants ou nuls tous les chercheurs, analystes, psychologues, théoriciens, qui n’ont cessé depuis les années 30 de faire évoluer cette science humaine. La fixer dans une seule personne, Freud, qui est mort avant la seconde guerre mondiale n’a aucun sens, en ferait-on autant pour les Joliot-Curie sur le rayonnement de l’atome ? sur l’évolution de l’aviation, des trains, la médecine………… ?Préfère-t-il au freudisme, à Lacan, à Dolto (en photo dans l’en-tête) et toutes sciences psychologuiques s’y apparentant, la nouvelle science comportementalisme qui, plutôt que d’essayer d’aider le patient à être lui-même, va plutôt donner des ordres : faites ceci, faites cela, et vont juger, classer et condamner définitivement un enfant à partir de 3 ans ? et de laquelle on a frôlé une loi en France pour écarter et classer comme dangereux ces enfants pour toujours…[poll id= »2″]J’ai moi-même suivi une analyse quelques années ; la souffrance mentale et physique dont je souffrais depuis plusieurs dizaines d’années s’est stoppé en quelques mois grâce à ce travail sur moi.