Le traumatisme du chômage et ses conséquences

chômeurs des années 30 aux Etats-Unis
chômeurs des années 30 aux Etats-Unis

Le chômage (à partir de 50 ans et pour définitif), quand on l’a vécu, comme moi et plein d’autres, on reste traumatisé à vie. Déjà la retraite est définitivement basse. Et comme elle ne progresse pas, le seuil de pauvreté est en cours de me rattraper.

Le chômage on nous dit et répète à longueur de temps que C’EST NOTRE FAUTE, ON EST QUE DES PARESSEUX. En fait j’ai pas arrêté de travailler durant tout ce temps en faisant des tas de trucs dont surtout des marchés (déclarés) et des puces (non déclarées, dans le sud comme le climat s’y prête il y en a partout toute l’année).

Une des choses traumatisante est aussi que toute ma famille m’a lâchée pour définitif dont mon fils qui n’a plus jamais voulu me voir à partir du jour où j’étais dans le trou total en septembre 1999 (je vous raconterai cette suite). J’ose pas le « dénoncer » publiquement, je pourrais : il est connu et a un site. Il refuse de me voir depuis. J’ai pleuré 3 ans durant. Je pense à lui tous les jours, je ne peux faire autrement (si vous avez une recette donnez-la moi). Je ne souffre plus, mais je suis révoltée contre cette injustice.…

Pour cette famille je ne suis qu’une dépensière : en effet j’ai vendu au fil des années ce que je possédais pour vivre (dont nourrir et loger l’homme, au chômage aussi, avec lequel je vivais, qui lui, en plus, refusait de faire quelque demande de chômage que ce soit : il percevait 0 fr).Enfin bon, l’année dernière j’ai fait une grosse connerie. J’ai reçu un peu de fric d’un héritage. J’ai tout investi dans (encore) un nouveau commerce. Je viens de le fermer. J’ai tout perdu. Je voulais améliorer mon ordinaire en travaillant, je ne sais pas faire autre chose que travailler. C’est ma morale : travailler pour vivre. La société me l’interdit. Visiblement je m’y résous pas. Enfin maintenant…Hier ce que j’ai fait c’est d’aller me faire radier à la Chambre de Commerce. Fin novembre j’ai rangé et entassé le stock dans des boîtes, tout est dans mon grenier, et les souris sautent et dansent pour le manger chaque nuit au-dessus de ma tête…

Le pompon de l’histoire est que je m’étais mise en autoentrepreneur pour ne pas payer des cotisations alors qu’on m’en prélève chaque mois sur ma retraite ; ils disaient aussi qu’on payerait des impôts en fonction du chiffre d’affaire et rien d’autre. C’est faux on a du, nous – pas les « gros »- payer la taxe professionnelle… pas que moi qui l’ait pas digérer « Les grands « diseux » et les fieffés « menteux » les à appeler cui cui. D’autres en commentaires :

la taxe professionnelle n’a pas été supprimée mais remplacée par une taxe foncière et de participation au CCI, résultat je paye 65 euros de plus que l’année dernière et je suis en EURL ! Les autoentrepreneurs ne sont pas seuls à payer. chez Barovin par bazar11

Voilà pourquoi j’arrête de fumer : il faut que je réussisse quelque chose quand même.

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