Suzan George sur France Inter, matin du 10 juillet

« Leurs crises nos solutions » est le titre du dernier livre de Susan George, éditeur Albin Michel. Dans une nouvelle émission de France-Inter du samedi matin de 8h40 à 8h50 (c’est très court) Laurence Luret dans Parenthèse nous promet des informations intéressantes. Elle commence bien avec Suzanne George par téléphone. Voici l’émission :[dewplayer:http://www.penseelibre.fr/wp-content/uploads/2010/07/suzanne george 10 juillet … Lire la suite

« On n’est pas couché » le 8/05/10 Onfray contre Freud ne tient pas compte de l’Humain

Voilà les arguments de Onfray contre Freud. Comme je n’achèterai jamais son livre j’écoute ce qui en est dit, le mieux étant de l’entendre lui-même. En effet il est traité de tous les noms. Lui même traitant Freud de la même manière qu’il ne s’en étonne pas.Je crains fort que son effort déployé ne se … Lire la suite

Amitié ? rareté des aléas de la vie

Voilà que l’amitié est d’actualité, je ne sais par quel évènement, quels envie ou regret les motivent ? Martha chez Jean Huss en parle, fut-elle inspiré par l’émission de France-Inter ?L’amitié est un sentiment rare. Quand j’en ai eu vraiment besoin le désert s’est fait autour de moi. Il est vrai aussi que quand on a de vrais ennuis on devient infréquentable par une irritabilité sensible, une honte, se cacher, fuir l’avis des autres, que moi peut décider des lignes à viser et tenir. Les gens qui nous connaissent, nous connaissent mal, partiellement ; pour plaire, se faire des amis, les conserver ne montre-t-on pas que ses bons côtés par orgueil bien souvent, par besoin absolu d’être aimé aussi ; peut-on aimer des gens imparfaits ? Une exigence trop grande de soi sans doute en regard.Quand j’étais adolescente j’ai rêvé l’amitié lu à travers Montaigne

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Wisconsin de Mary R. Ellis

Je lis pas mal quand je suis en voyage. La première raison est que je n’ai pas la télé. Ce livre je l’avais acheté l’année dernière en Thaïlande, en France je vais à la bibliothèque et l’avais laissé de côté. Je l’ai ramené car il répond à un bon rapport quantité de lecture/poids (10/18, 442 … Lire la suite

Pearl Buck, la condition de la femme en Chine, la moitié du ciel

Relisant Pearl Buck [1892-1973, née en Chine, études à Londres, retour en Chine, collabora au journal Asia, professeur à Nankin, Prix Nobel] que j’ai découverte années 1950, j’ai à faire avec les souvenirs de mes réactions de l’époque et j’en suis surprise.Une femme chinoise d’un milieu un peu aisé, milieu lettré [sachant lire un minimum … Lire la suite

Le Yunnan debut du XXe, par Lucien Bodard

Je commence ici une serie d’articles sortis tout chaud du livre de Lucien Bodard sur sa vie « Le fils du consul » Grasset 1975. J’avais deja lu ce livre plus jeune, mais le retrouver ici en Thailande a la fin de mon voyage, plus l’actualite chaude au Tibet, lui donne un gout inestimable car remet un … Lire la suite

Autour des Finzi-Contini

Quand j’ai trouvé ce livre sur une étagère de l’hôtel, je n’en croyais pas mes yeux, je l’ai emprunté aussitôt, il y a 3 jours. Il est paru chez Gallimard en 1964 puis en folio en 1975. Il me semblait l’avoir lu en folio dans les années 60, mais cela semble impossible.On pourrait aussi le nommer « Histoire autour d’un court de tennis », car tout se passe là, dans un immense parc plante d’arbres de toutes origines où trône la grande maison aristocratique qu’habite une famille Italienne qui vit du rapport de ses fermes. Cette famille est Juive ; comme les 90 % d’autres Juifs de la ville, elle appartient au parti fasciste.Le mot fascisme a pour origine les faisceaux qu’organisa Mussolini fin des années 1910. Il est devenu un mot commun, pas toujours employé a bon escient. On le prononce à l’italienne « fachisme » car en italien le i après le c se prononce che, alors que chi se prononce ki.

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La Chine du XIXe et debut du XXe : les Seigneurs de la Guerre

« Je me souviens aussi des soldats. Il y avait differentes armees dans la ville. Les hommes etaient en savates, vetus de cotonnades simples, mais leurs baionnettes brillaient. Ils avaient toujours l’air bute, des faces absolument impassibles. On sentait que sur un signe ils pouvaient faire n’importe quoi, vous transpercer, vous tuer, vous massacrer, tout exterminer. Souvent leurs chefs passaient a cheval avec leur etat-major et les rues se vidaient des qu’ils etaient signales. Car, selon leur fantaisie, ils pouvaient tout signifier, y compris la mort. C’etaient les Seigneurs de la guerre. »Dans quel etat etait la Chine! Dans quel etat etait la province! Tellement pillee et torturee que les populations s’enfuyaient dans les bois et mangeaient souvent de la viande humaine. »Peu avant ma naissance, l’Harmonie Supreme s’etait ecroule. A Pekin sur le trone du Dragon, le Fils du Ciel, intercesseur des hommes aupres de Sept Etoiles du Grand Chariot, avait disparu. C’est lui qui, au Temple du Ciel, recevait les ondes benefiques venues du firmament, sans lesquelles il n’y aurait plus de moisson, plus de saison, plus d’eau, ni d’air <...>. Ainsi s’etablissait l’ordre cosmique ou l’esprit du desordre etait un sacrilege <...> expie <...> par la justice des tortures.

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La maladie de Sachs de Martin Winckler

Et dire que ça a eu le prix Goncourt. Je crois bien que j’ai toujours évité les prix quelqu’ils soient. Durant les années 70/80 quand j’étais libraire, que les gens prenant un prix avec une bande rouge en général ils ne me demandaient pas ce que j’en pensais… j’aurais eu du mal à leur dire… si vraiment ils voulaient savoir ce que j’en pensais… avec hésitation je finissais pas leur conseiller autre chose et si le client paraissait plus curieux je finissais par lâcher le morceau : évitez les prix. Ils étaient déjà donné par intérêt financier parce que tel groupe voulait favoriser tel ou tel éditeur. Rien n’a changé. Vous voyez souvent des petits éditeurs avoir un prix ? ça arrive… mais si peu souvent.

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Ceux qui savent et les autres…

Je ferai un article spécifique pour parler du dernier livre de Philip Roth – Exit le fantôme, Gallimard, 2009, 326 pages – que j’ai trouvé sur une étagère de Chiang mai (cette qualité là est rare…… sans doute que les touristes apprécient d’autres sortes de lecture, en fait comme la majorité des Français). Il se trouve que Philip Roth ne tient pas en grande estime ceux que je décrivais ici comme « psychorigide ». Il n’emploie pas ce terme, mais il décrit bien mieux que moi ce qu’il en est. C’est Philip Roth. Il s’agit d’un homme de 72 ans qui se fait ces réflexions face à un autre d’environ 30 ans (Kliman) :

(…) c’est moi qui était curieux, curieux de voir jusqu’à quel point il allait se montrer têtu et sûr de son fait. Sans aller jusqu’à prendre des accents directement belliqueux, le ton conquérant de sa voix montrait qu’il était prêt à livrer bataille. Je retrouvais là, de façon inattendue, quelque chose de moi à peu près au même âge, comme si Kliman avait imité (ou, ce qui semblait maintenant approprié, parodié exprès) la manière que j’avais de foncer bille en tête à l’époque de mes débuts. Tout y était : la sévérité brutale du jeune mâle plein de sève, l’absence totale de doute quant à la justesse de son propos, l’aveuglement né de la présomption et la certitude vertueuse de savoir reconnaître l’essentiel. (…). Face à un obstacle, la réaction immédiate de vouloir le réduire en miettes. Ce sont ces jours pleins de bravoure et de panache où vous n’avez peur de rien et où vous ne pouvez qu’avoir raison. Et c’est vous, et vous seul, qui avez raison.Le jeunot invulnérable qui se croit un homme et qui brûle de jouer un rôle important. Eh bien, qu’il le joue. Il verra bien. (…)

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Exit le fantôme de Philip Roth

Pourquoi finalement ai-je lu si peu de livre de cet auteur ? sans doute que je n’en trouve pas à la bibliothèque où que j’oublie d’en acheter. Je me suis promise de réparer cette erreur en rentrant en France. Il faut dire que le premier livre dont j’avais entendu parlé de lui – Portnoy et son complexe – était par un homme de 30 ans assez imbu de sa personne qui ne jurait que par ce livre. J’étais libraire, c’était années 70. Je le voyais peu venir et il me prenait de haut… je n’ai jamais su pourquoi… enfin si : je n’avais pas lu « Portnoy et son complexe ». Quand je connus le sujet de ce livre (la sexualité masculine et son obsession) je n’étais pas enthousiasmée, j’ai lu, vers cette époque « Lui et moi » de Moravia sur le même sujet qui était mené drôlatiquement, « lui » étant son sexe. Un m’avait suffi… bien que pas ennuyé.

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